vendredi 7 septembre 2012

EXCLUSIF AFP

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José Mujica: "Je ne suis pas un président pauvre, j'ai besoin de peu" (ENTRETIEN)
   Par Hugo DI ZAZZO
   =(PHOTO+VIDEO)=
  
   MONTEVIDEO, 8 sept 2012 (AFP) - "Je ne suis pas un président pauvre, j'ai besoin de peu", explique à l'AFP l'iconoclaste président uruguayen José Mujica, qui reverse presque 90% de son salaire de 9.300 euros à une organisation d'aide au logement et critique la "société de consommation" ainsi que son "hypocrisie" sur la toxicomanie ou l'avortement.
   "Je vis dans l'austérité, la renonciation. J'ai besoin de peu pour vivre. Je suis arrivé à cette conclusion parce que j'ai été prisonnier durant 14 ans, dont 10 où si la nuit, on me donnait un matelas, j'étais content", raconte cet ancien guérillero tupamaro, emprisonné sous la dictature (1973-1985).


vendredi 20 juillet 2012

la politique à la pépé

pépé mujica, c'est le président du coin. celui avec la moustache sur la photo de l'article. un ancien guérillero, intellectuel, qui a passé 14 ans en prison sous la dictature, élu en 2010.
pour les indécrottables de la langue d'oïl, ce que narre en gros le papier, c'est qu'un jour du joli mois de mai, pépé décide de faire l'emplette d'une lunette pour ses ouatères. mais comme vous, et moi, quand il a besoin d'une lunette pour ses ouatères, ben il descend lui même à la quincaillerie du coin, dans sa coccinelle pourrie (une fois, la légende raconte qu'il est tombé en rade dans un station service et qu'il a fini le trajet en stop) et fait ses courses, sans cravate ni garde du corps, en survêt et espadrilles. puis dans la boutique, il est reconnu par des mecs d'un club de foot, qui lui demandent de venir encourager leurs copains, qui s'entraînent dans le gymnase d'à côté.
et que croyez-vous que fît pépé ?
ben il y fut.
après avoir laissé sa lunette de chiotte dans sa vw.
sacré pépé.

vendredi 13 juillet 2012

saute dans ton slip

un jeudi de juin, ça chie au paraguay.
fernando lugo, un ancien évêque tendance théorie de la libération, premier président de gauche du pays et père d'une ribambelle d'enfants naturels (ils forment une équipe de foot, quasiment !), est menacé de destitution expresse par le parlement, tenu par l'opposition de droite.
à 18h00, on me dit: "tu sautes dans un avion demain matin avec trois autres hispano pour asuncion pour couvrir la session du congrès demain".
première mission à l'étranger.
enfin, à part quand je suis allé dans le lot-et-garonne, une fois.
chouette.
et coup de bol, sans être un pays frontalier, c'est une des rares capitales qu'on puisse rallier par un vol direct depuis montevideo.
coup de bol aussi, j'ai une liasse de dollars en liquide dans la poche, parce que l'afp, c'est une petite boite qui débute et envoyer des gens en mission du jour au lendemain, ils ont pas l'habitude, alors il y avait pas de liquide au bureau pour qu'on n'arrive pas les poches vides sur place.


mardi 3 juillet 2012

vu par...

by JOJO:

Trois semaines en Amérique du Sud c'est nettement insuffisant vu l'étendue du continent mais à la fois assez pour se faire une bonne idée de l'Uruguay.
Montevideo ville tristounette, pas trépidante pour deux sous, beaucoup de maisons coloniales en ruine et c'est bien dommage!! Impressionnante "rambla" le long des km de plage, un peu bruyante avec les voitures qui pofitent également du paysage.
La zen attitude de ses habitants est surprenante, pas d'affolement dans les churrascarias à l'heure du coup de feu où la viande grillée est excellente et les portions énormes. Contraste saisissant dans le petit resto tenu par un français qui s'agitte frénétiquement devant ses fourneaux et propose des plats super beaux et bons!


jeudi 31 mai 2012

ci-gît jacques médecin

un samedi matin.
enfin, midi, vu la soirée précédente (depuis mes 20 ans, je ne suis jamais aussi souvent couché au petit matin que depuis mon arrivée à montevideo - mais avec leur manie de commencer les soirées à minuit, aussi ?!!)
en route pour punta del este, LA cité balnéaire de la côte atlantique latino-américaine, où viennent dépenser des montagnes de dollars riches argentins et brésiliens (on se demande bien pourquoi vu que c'est plus joli et moins cher chez eux, mais bon).
ze place to be, donc.
virée prévue avec carlos, collègue andalou-francophone-cinéaste-over-stressé-jeune-papa-et-jeune-conducteur.
il a loué une caisse à savon coréenne pour faire le trajet.
pourquoi on n'y est pas allé en bus ?
"y'aimé bienne condouiré les boiturés et yé doi m'entrainer".
tou m'étonné !
j'ai pas desserré les fesses pendant trois heures !!?
et dire qu'il a eu l'honnêteté de prendre des heures de cours (30, quand même !) avant de passer son permis, au lieu de l'acheter, comme tout le monde.
à mon avis, le moniteur d'auto-école devait pas l'avoir passé non plus, son permis...
bref.


mercredi 25 avril 2012

un bel échantillon de champions

ce bureau m'inquiète.
hier, 12 télés allumées sur 200 m2 pour regarder barça/chelsea (un histoire de coupe d'europe de football).
quasiment pas une dépêche validée en 90 min.
le barça perd, deuil national à l'afp montevideo.
aujourd'hui, deuxième demi-finale, real madrid/bayern de muchen.
plus une dépêche validée pendant 130 minutes (prolongations + tirs au but).
et surtout, allégresse générale quand le real se fait éliminer.
moralité: on évite de faire des blagues sur le barça au travail si on veut pas rentrer chez soi en slip...
j'avoue que ce sont là des considérations qui m'avaient jusqu'à présent échappées et surtout, qui ne figuraient pas dans mon contrat !
je demande une prime de risque pour le cas où un mauvais jeu de mot ou une accusation de dopage m'échapperait...

lundi 12 mars 2012

tongs neuves

cinq ans après, retour au pays.
bon, ok c'est prétentieux, je n'ai jamais été qu'un touriste, là-bas.
mais c'est quand même un peu l'impression que j'ai eu en atterrissant à rio, il y a 15 jours, à la veille du carnaval.
arrivé à minuit, le souffle coupé par la moiteur ambiante, incapable de prononcer le moindre mot en portos (cinq jours plus tard, à mon retour en uruguay, ce sera l'inverse avec l'espagnol), je trouve un taxi.
enfin, une fusée-taxi.
parce que déjà en temps normal, ils ne sont pas particulièrement lents, mais au milieu de la nuit, seuls sur les boulevards surélevées au dessus de la ville, le bonhomme, en surpoids notoire et vautré dans son siège, n'est pas passé sous les 100 km/h avant d'arriver devant la porte de l'immeuble.
trace de gomme, ça vous fera 70 reais, merci.
assis à l'arrière, quand je ne fixais pas d'un oeil inquiet les compteurs (kilométrique et taximétrique), je regardais défiler la ville, tentaculaire, nauséabonde (si, si, rio, ça pue, au-delà de la zona sul - celle des cartes postales mais qui ne représente qu'une infime partie de l'agglomération carioca).
l'aéroport international est situé sur une île dans une infâme lagune, la bahia de guanabara, dont l'entrée sur l'océan est somptueuse mais le fond un vaste cloaque pestilentiel.
le bassin d'arcachon, à côté, c'est une piscine pour bébés-nageurs.
ça pue, mais c'est beau, rio.
même la partie moche, elle est belle.
en tout cas, impressionnante.
en même temps, je suis tellement frustré d'une vraie grande ville, depuis que je vis ici, que tout ensemble urbain comprenant un boulevard périphérique, trois immeubles de plus de 20 étages et plus de 2 millions d'habitants me paraît impressionnant.
ooohh la... tout doux les ariégeois.
je ne dis pas que je préfère la ville à la campagne.
je dis que tant qu'à être en ville, autant que ça soit une vraie ville.
pas albi en plus grand et en moins beau.