jeudi 21 mars 2013

mEchoui 30e


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   30e édition du mEchoui: mouton grillé, soleil généreux et finances à l'équilibre (PAPIER BILAN)
  
   POLIGNY (Hautes-Alpes), 9 juil 2011 (AFP) - Sous un soleil inespéré, le hameau de  Biiiiiippp, sur la commune de Biiiiiiippp, niché dans un écrin de verdure aux confins du Champsaur, a accueilli sans incident notable les célébrations, durant le week-end de la Pentecôte 2011, de la 30e édition du mEchoui.
   Malgré les tentatives des organisateurs de limiter l'afflux de convives, plus de 180 personnes s'étaient acquitté d'un ticket d'entrée de 50 euros, permettant, pour la première fois de l'histoire de cet événement festif, familial et amical, initié par les frère Blache (alias Le Divin Chauve et Le Sorcier de la Tchatche), de ne pas enregistrer de déficit financier.
   "J'ai une mauvaise nouvelle", a toutefois annoncé au micro Le Divin Chauve, casquette Mao sur le crâne et chemise de bûcheron canadien déboutonnée, au cours du dimanche après-midi, à la stupeur de l’assistance. "Sur 8.700 euros de budget, on a 84 centimes de déficit", a-t-il ironisé, s'attirant immédiatement des hourras de la part du Peuple libre de la Nation du mEchoui.
   Accueilli dès le vendredi, le public a dû, à peine arrivé sur le site, passer les fourches caudines de Bad Cop et Good Cop, deux géants d'outre-Rhin et outre-Quievrain, chargés de l'administration au cordeau de l'espace camping, qui n'était pas sans rappeler "le camp romain de Babaorum", a souligné un campeur avec malice.
   Après un samedi dédié à l'échauffement des troupes - massages, jeux de cartes, pétanque, bavardages et descente de magnum de Pastis - le dimanche a été l'occasion pour les convives d'assister à une représentation de la troupe "Les Petits canards", tandis que rôtissaient dans le jardin quatre moutons.
   Ayant migré sur la place de Biiiiiiipp, où les attendait une kermesse villageoise, les participants ont également eu une pensée particulière pour Lisette Blache, récemment décédée, qui mettait depuis trois décennies sa maison de famille à disposition des ripailleurs.
   Au titre des accidents, il n'est à déplorer que la claquage dont a été victime Yves, suite à départ foudroyant lors de la première (et unique) manche des épreuves de course de garçons de café.
   "C'est l'autre qui m'a poussé", a-t-il expliqué aux journalistes à l'issue de l'épreuve, désignant le Divin Chauve, dont l'entraînement marathonien a semble-t-il porté ses fruits, puisqu'il a terminé bon premier de sa manche (selon des observateurs avertis, il n'est toutefois pas exclu que les autres participants aient volontairement trainé la patte, dans la crainte de n'être pas invités lors de la 31e édition du mEchoui).
   En fin de journée, gavée de pizzas cuites dans le four à pain du village, l'assistance a dépensé ses calories sur les rythmes des Massilia Sound System, montés de la cité phocéenne pour un concert privé, malgré les réticences du premier magistrat de la commune ("Mon père est un con", aurait déclaré selon des témoins son fils, passablement ivre).
   Le concert achevé, la foule a regagné son jardin sous les lampions pour un souper et prolonger les festivités au son des platines de Thierry, fidèle au poste, même s'il n'arbore plus la tignasse et les moustaches de ses 20 ans.
   Au petit matin, les derniers danseurs n'étaient pas ceux affichant le moins d'années au compteur. Tous se sont quittés à l'issue du week-end promettant de faire honneur à la 31e édition. Et aux suivantes.
   hdz/


   
   

jeudi 14 mars 2013

canaille médiatique impérialiste

"Chavez vive, la lucha sigue !"
Ouais ben en attendant, j'espère qu'il va pas y avoir de coupure de courant à Caracas ces prochains jours, sinon, ça va sentir le bolivarien pas frais, hein, à l'Académie militaire...
Tout juste de retour d'un nouvel aller-retour d'une semaine au Venezuela, pour participer à la couverture de la mort de Chavez.
Bien crevant, de jouer au journaliste tout terrain, mais édifiant.
Mes convictions bolivariennes (du moins à la sauce rouge "Comandante") avaient déjà été sérieusement entamées lors de ma première visite, pour la présidentielle en octobre, c'est peu de dire que cette fois-ci, j'ai reçu le coup de grâce.
Ils ont carrément réussi à me donner envie de voter Copé en 2017.
Ou à allumer un cierge pour que Sarko revienne.
Enfin, un politique sérieux, quoi.

(la suite en cliquant)

vendredi 12 octobre 2012

corazon de mi patria

première visite au venezuela, et première vraie grosse mission pour l'afp.
mes chefs avaient la trouille et ne voulaient pas m'y envoyer (trop bleusaille).
heureusement, mes petits copains francophones de la région se sont ligués pour refuser d'y aller, du coup, l'afp a dû se contenter de moi.

une semaine sur place, pour l'élection présidentielle du 7 octobre.
j'ai tellement écrit dans mes papiers précédents que chavez allait gagner mais moins largement que d'habitude que si le zozo met 20 points dans la vue à l'aut' zig ou qu'au contraire, le candidat de "la bourgeoisie apatride" remporte la mise, je passe pour un con.
quel que soit le résultat, ça aura été l'occasion d'un premier contact avec ce drôle de pays, tellement cité et si mal connu (ps: ultima noticia - il a gagné avec 55% des voix et une participation de plus de 80%).

quelques impressions:

mercredi 10 octobre 2012

Ouh ! Ah ! Chavez no se va ! (3)

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   Les Vénézuéliens dès l'aube devant les bureaux de vote pour décider de l'avenir du pays (REPORTAGE)
   Par Hugo DI ZAZZO
   =(PHOTO+VIDEO)=
  
   CARACAS, 7 oct 2012 (AFP) - Habitués à voter tôt, des milliers de Caraqueños, les habitants de Caracas, ont formé dès l'aube dimanche de longues files d'attente devant les bureaux de vote de la capitale du Venezuela pour une élection présidentielle où se joue l'avenir du président Hugo Chavez.
   Devant le collège où le président doit venir voter, au pied de barres HLM surplombées par des bidonvilles dans le quartier populaire de 23 de Enero, des centaines de personnes patientent en rang sur un parking, sous très haute surveillance militaire.


Ouh ! Ah ! Chavez no se va ! (2)

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   Hugo Chavez, une rock star en campagne (REPORTAGE)
   Par Hugo DI ZAZZO
   =(PHOTO+VIDEO)=
  
   CARACAS, 4 oct 2012 (AFP) - Dégoulinant de pluie, Hugo Chavez, à la façon d'une rock star, esquisse quelques pas de danse, chante, lance des baisers à la foule et mime un air de guitare, provoquant l'hystérie de centaines de milliers de partisans rassemblés jeudi pour son dernier meeting de campagne, à Caracas.
   A trois jour du scrutin présidentiel de dimanche, le président sortant, opéré deux fois depuis mi-2011 pour un cancer, a voulu clore en grandes pompes une campagne marquée sa relative discrétion, en raison notamment de ses ennuis de santé.
   Ni la chaleur de la matinée, ni le déluge qui s'est abattu sur la ville en début d'après-midi ne sont venus à bout de la patience de sympathisants dont certains se sont levés au milieu de la nuit pour rallier Caracas en autocar depuis des Etats voisins.


Ouh ! Ah ! Chavez no se va ! (1)

Venezuela-élections-présidentielles-social-logement,PREV
   Au Venezuela, on peut acheter sur les "marchés socialistes" sans être chaviste (REPORTAGE)
   Par Hugo DI ZAZZO
   =(PHOTO)=
  
   CARACAS, 2 oct 2012 (AFP) - Au "marché socialiste" de Proceres, dans l'ouest de Caracas, on peut acquérir des écrans plats, des réfrigérateurs, des cahiers d'écolier ou des fraises à la moitié des prix pratiqués dans les commerces "capitalistes", sans pour autant se prétendre chaviste.
   Mardi après-midi, soleil de plomb. Sous des parapluies ou des chapeaux en papier, plusieurs centaines de personnes font patiemment la queue, à l'entrée d'une gigantesque esplanade bétonnée cernée d'une luxuriante végétation, théâtre habituel de défilés militaires, où se déroule le marché.


vendredi 7 septembre 2012

EXCLUSIF AFP

Uruguay-politique-drogue-société-président,PREV
José Mujica: "Je ne suis pas un président pauvre, j'ai besoin de peu" (ENTRETIEN)
   Par Hugo DI ZAZZO
   =(PHOTO+VIDEO)=
  
   MONTEVIDEO, 8 sept 2012 (AFP) - "Je ne suis pas un président pauvre, j'ai besoin de peu", explique à l'AFP l'iconoclaste président uruguayen José Mujica, qui reverse presque 90% de son salaire de 9.300 euros à une organisation d'aide au logement et critique la "société de consommation" ainsi que son "hypocrisie" sur la toxicomanie ou l'avortement.
   "Je vis dans l'austérité, la renonciation. J'ai besoin de peu pour vivre. Je suis arrivé à cette conclusion parce que j'ai été prisonnier durant 14 ans, dont 10 où si la nuit, on me donnait un matelas, j'étais content", raconte cet ancien guérillero tupamaro, emprisonné sous la dictature (1973-1985).